Recruter en Italie : quelles sont les différences avec la France ?
09 avril 2026 | 6 minutes
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S’implanter en Italie nécessite le plus souvent de créer une SRL, l’équivalent de notre SARL. Les délais de création d’une filiale en Italie avoisinant 5 à 6 semaines, vous devrez prévoir 2 à 3 mois pour rendre la société pleinement opérationnelle. Découvrons ensemble les étapes et les délais de création d’une société en Italie.
Les étapes clés :
Vous devrez commander le code fiscal pour le gérant de la société italienne en création ainsi que pour l’associé de la filiale. Ceci s’effectue auprès de l’Agenzia delle Entrate (l’autorité fiscale italienne).
Pramex International prépare tous les documents pour obtenir ces numéros. Toutefois, l’obtention d’un rendez-vous avec l’administration fiscale peut prendre de 3 à 4 semaines.
Bon à savoir :
La création d’une société par un italien est plus rapide puisqu’il n’a besoin de demander ni code fiscal ni pouvoir. Il réussit à réduire les délais à 1 mois environ.
Si la rédaction des statuts d’une filiale est un vrai sujet dans certains pays, pour s’implanter en Italie, c’est la définition de l’objet social qui reste le point clé.
En aucun cas, vous ne dupliquerez celui de la société française. La rédaction du projet d’objet social sera validée par la maison mère française mais également par le notaire italien. Il s’agit d’un texte long et complet.
Les conséquences d’un objet social mal rédigé sont importantes :
Bon à savoir :
Le fisc italien attribue un score sur la base d’indicateurs notamment par rapport à l’activité : c’est l’ISA (Indici Sintentici di affidabilita Fiscale). Les contrôles fiscaux sont plus ou moins fréquents et automatiques en fonction du score ISA compris entre 1 (mauvais) et 10 (excellent). Un mauvais score ISA peut entraîner, par ricochet, une vérification de l’objet social…
Le capital social d’une SRL italienne est de 10 000 € au minimum. L’argent doit être disponible la veille du rendez-vous de constitution de la filiale.
La maison mère peut effectuer un virement sur un compte bloqué auprès du notaire italien ou obtenir une attestation de sa banque en France certifiant que ce montant est disponible et dédié à la création de la filiale en Italie.
Attention, le capital social ne peut descendre sous son minimum de 10 000 €. Par exemple, si vous créez une société en juin 2025, vous devrez encore avoir 10 000 € en décembre 2025. Si les pertes sont supérieures au capital social, la société ferme.
Aucun délai lié à la mise en place opérationnelle n’est possible. Un capital social élevé donne confiance aux partenaires sur le développement commercial de l’implantation en Italie.
Le notaire prépare l’acte de constitution de la société italienne. Après signature, il l’adresse au registre des entreprises (Registro Imprese) et à l’administration fiscale.
La société a une existence légale et obtient un numéro unique, ainsi que la Visura Camerale (équivalent du Kbis). Cette démarche peut prendre 5 à 7 jours ouvrables.
Bon à savoir :
Le fisc adressera ensuite le numéro de TVA intracommunautaire.
Le droit italien distingue sociétés actives et inactives. C’est une spécificité locale. Tant que la société n’est pas active, elle ne peut effectuer d’actes commerciaux ni générer du chiffre d’affaires.
Parfois, il est nécessaire de déposer une documentation complémentaire pour obtenir l’activation. Par exemple, ce peut être l’obtention d’un bail pour une boutique ou d’une licence commerciale pour la vente au détail. Pour les professions réglementées, vous devrez avoir une personne certifiée compétente (preposto) pour obtenir l’aval des pouvoirs publics italiens. Et cela peut prendre 2 à 3 mois !
Notre conseil : anticiper les autorisations nécessaires ou les diplômes requis pour accélérer le processus, même si aucune demande ne peut être faite tant que la société n’est pas créée.
Tant que la société n’est pas active, elle ne peut embaucher qu’un seul salarié!
Bon à savoir :
Une fois la filiale créée, vous pourrez demander l’ouverture du compte bancaire, opération qui peut, parfois, s’avérer assez longue.
S’implanter en Italie nécessite d’anticiper la gestion locale de la filiale.
Les associés français signent fréquemment un pouvoir de représentation pour que Pramex International les représente devant le notaire. Cela évite les déplacements et les problèmes de traduction.
La signature est à faire certifier par un notaire en France et Pramex devra obtenir l’original du document pour le rendez-vous de constitution chez le notaire.
Pour s’implanter en Italie, Pramex pourra vous accompagner à chaque étape de la création à la gestion administrative et comptable de votre filiale. Notre équipe locale s’appuie sur un réseau de notaires, d’avocats et d’experts-comptables expérimentés et habitués à travailler avec des sociétés étrangères.
Notes : Le présent article concerne des informations d’ordre général, qui ne constituent pas un conseil. Nous vous invitons à nous consulter pour de plus amples précisions.
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