Fiscalité à Singapour : les règles à connaître pour les entreprises
20 février 2026 | 5 minutes
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Plusieurs options de recrutement à Singapour s’offrent à une entreprise française : recruter un collaborateur local (de nationalité singapourienne ou étranger résident permanent « PR ») ou recruter un étranger non résident permanent à Singapour. Pour un ressortissant étranger, non PR, qui doit se rendre à Singapour pour travailler, ou que vous souhaitez débaucher localement, l’employeur a l’obligation de lui obtenir un permis de travail (« Work Pass ») en amont.
Comment se passe la procédure de demande de permis de travail ? Quels délais pour obtenir un permis de travail à Singapour ? Ci-après un tour d’horizon complet de la question.
Un ressortissant singapourien, ou un étranger avec un statut de résident permanent, n’a pas besoin de permis pour travailler sur le territoire de Singapour. Ils disposent d’un NRIC (« National Registration Identity Card »), le document d’identité officiel singapourien.
En revanche, un collaborateur étranger, non résident permanent doit obtenir un permis de travail par l’intermédiaire de son employeur (sauf exceptions, par exemple PEP, ONEP etc.). Ce permis de travail permettra au salarié étranger d’obtenir ensuite un numéro FIN (« Foreign Identity Number »). Cette référence permettra d’identifier le salarié vis-à-vis de toutes les autorités à Singapour, le sésame pour travailler en toute légalité.
Il existe plusieurs catégories de permis de travail et de visas/permis de séjour, notamment :
A noter que l’octroi d’un EP (Employment Pass) s’obtient auprès du MOM (« Ministry Of Manpower » , équivalent du ministère du Travail en France). L’EP est le type de permis de travail requis pour les cadres et les professionnels dotés d’une expertise. C’est le cas le plus fréquent pour les recrutements de nos clients après une création d’entreprise à Singapour.
Bon à savoir :
Si vous devez retenir un élément de cet article, le voici : les autorités singapouriennes détestent se voir imposer une situation. En tant qu’employeur, vous devez obtenir un accord de principe préalable du MOM, quant à la délivrance d’un permis de travail. Ensuite, vous pourrez faire venir, de manière « définitive », votre futur collaborateur à Singapour.
Si un employé étranger et son conjoint peuvent avoir envie de visiter Singapour, de venir sur place pour mieux se rendre compte de l’environnement où ils vont s’établir, avant d’accepter un poste. Il n’y a pas d’objection à cela. De la même manière, des business trips dans la région sont tout à fait cohérents avec une démarche d’implantation.
En revanche, si les autorités singapouriennes apprennent le jour du dépôt de la demande de permis de travail, que votre salarié est « en place » depuis plusieurs semaines, elles n’apprécieront pas… Le visa de séjour, dont la durée de validité est de 90 jours, a pour but de visiter Singapour. Il n’est pas adapté pour démarcher des prospects, ni travailler sur place en attendant l’obtention du permis de travail.
Bon à savoir :
La société française évitera également d’adresser une job offer écrite et un contrat de travail tant que la structure à Singapour n’existe pas. Le collaborateur pourrait alors estimer avoir été recruté par une entreprise française. Cette dernière est soumise aux droit social français, plus protecteur des salariés que ne l’est un contrat de travail à Singapour.
Le permis de travail nécessite une structure locale (sauf exceptions, par exemple PEP, ONEP etc.), qui va effectuer la demande en son nom. Ainsi, une société créée à Singapour ou à défaut un bureau de représentation, pourront porter la demande auprès du MOM.
En cas de création de société à Singapour, il faudra bien veiller à activer les accès digitaux de l’entreprise à « l’EP e-Service » du MOM rapidement. Cet accès sera nécessaire pour accéder aux services en ligne du MOM. Vous pourrez ensuite effectuer la demande de permis de travail et visas de séjour pour les conjoints.
Pour obtenir un Employment Pass, un salaire minimum « qualifiant » (de S$5,000 à S$11,500 selon les cas) est impératif.
Ce système ne s’appliquera pas pour les candidats dont le salaire mensuel fixe sera supérieur à S$22,500/mois. Toutefois, son obtention n’est jamais garantie. L’entreprise doit montrer l’intérêt et la nécessité de faire appel à ce collaborateur étranger. Le MOM a tendance à privilégier l’emploi local, lorsque cela est possible.
Le MOM exige de connaître la rémunération allouée au salarié. Il s’agit du salaire de base et package fixe mensuel (le « fixed monthly salary » qui inclus le « basic monthly salary » et les « fixed monthly allowances »). L’entreprise ne pourra pas ensuite payer moins que ce qu’elle a déclaré lors de la demande de permis de travail.
Une règle non inscrite mais qui se vérifie d’un point de vue pratique : un capital minimum de S$ 50 000 versé et enregistré auprès de l’ACRA.
Le MOM est efficace et délivre une réponse sous 3 semaines en général.
Pramex recommande de réfléchir en amont au package financier global des futurs collaborateurs étrangers. Il est important de bien analyser le besoin. Pensez également à tous les aspects de la mobilité internationale. Il y a les éléments contractuels et pratiques : déménagement, assurance, vie de famille, etc.
Notes : Le présent article concerne des informations d’ordre général, qui ne constituent pas un conseil. Nous vous invitons à nous consulter pour de plus amples précisions.
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